Date de création : 04.02.2008
Dernière mise à jour :
14.02.2026
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Le sommeil n'est rien d'autre qu'un état de conscience modifié. Bref la conscience n'est que le résultat d'un ensemble de traitements d'informations : elle n'a pas de siége...coupez plusieurs sources et vous aurez des états modifiés , coupez toutes les sources ; et il n'y aura plus de conscience.
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Abonnement au blog· Le secret se trouve dans vos plantes de pieds.
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suit le silence qui approuve http://jeanaim epat.centerblo g.net
Par jeanaimepat, le 22.10.2025
"a quelles
passions politiques, religieuses ou sociales s’abandonner , si nous ne sommes porteurs que de
r
Par Anonyme, le 05.10.2025
something puzzles me about the big bang theory and modern cosmogony :
astrophysic ians say that the universe
Par Anonyme, le 09.08.2025
la mort est une forme de bûcher. le corps se décompose - ce qui est une combustion lente - et l'âme rejoint la
Par Anonyme, le 27.07.2025
petit coucou.j espère que tu vas bien malgré toute ces chaleurs.mon nouveau blog d images ia.amitiés http://la
Par koukla, le 04.07.2025
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On peut penser ce que l'on veut d'internet mais quand même quelle merveilleuse invention ; je comprends certaines élites qui voit leurs pouvoirs s’amoindrir, aujourd'hui la science est à tout le monde et sans doute des gens prennent peur que en plus de partager la science on leurs demande de partager la terre.
Je suis Horobindo.
J’ai eu mille vies, et l’une d’elles s’est levée il y a quarante mille ans, sur la grande plaine de causse, quand la terre était nue, dure, immense, et que le ciel pesait plus lourd que les mots.
Je n’avais pas de nom comme vous les avez.
Un souffle, un cri bref, un geste suffisait.
On me reconnaissait à ma démarche, à l’odeur de la fumée sur ma peau, à la marque de silex que je portais au poignet.
La plaine de causse s’étendait à perte de regard.
Des pierres blanches, des herbes rases brûlées par le vent, des creux où l’eau dormait après les pluies. L’hiver mordait, l’été craquait. Les saisons n’étaient pas des dates, mais des ennemies ou des alliées.
Je vivais sous un abri de roche, tourné vers l’est. Le matin, le soleil venait toucher la paroi, et nous savions que le jour pouvait commencer. Le feu ne s’éteignait jamais vraiment. Il était la vie même. Une braise gardée comme un enfant fragile.
J’avais une femme.
Elle portait les traces du temps sur son corps jeune : les grossesses, les marches longues, les peaux tannées, le froid encaissé sans plainte. Elle connaissait les plantes, les racines, les signes du ciel. Quand elle posait la main sur le ventre de nos enfants, elle savait déjà s’ils vivraient.
J’ai eu des enfants.
Certains ont marché, couru, ri près du feu. D’autres sont repartis sans bruit, rendus à la terre avant même d’avoir appris la peur. On ne pleurait pas longtemps. Le chagrin devait être rapide, sinon il tuait les vivants.
Nous chassions en groupe.
Le renne, le cheval sauvage, parfois le bison. La chasse était une prière muette. Avant de lancer la sagaie, je regardais l’animal dans les yeux. Je lui demandais pardon sans mot. Je savais que demain, ce serait peut-être moi sous la neige.
Le silex chantait sous les coups.
Je taillais lentement, avec patience. Une lame ratée était une blessure possible. Chaque outil portait une intention : couper, gratter, percer, survivre. Rien n’était décoratif. La beauté venait après, sans être cherchée.
La nuit, nous parlions peu.
Le ciel était trop vaste. Les étoiles n’étaient pas des lumières lointaines : elles étaient des ancêtres, des regards. Je sentais déjà que le temps ne s’arrêtait pas à une seule vie. Quelque chose passait à travers moi, plus ancien que mes os.
Je savais que j’avais déjà été là avant.
Pas en pensée claire, mais en sensation profonde. La terre me reconnaissait. Les pierres, les arbres maigres, les grottes me parlaient sans langage. J’étais un passage, pas une fin.
Nous peignions parfois.
Des animaux sur la roche. Des mains soufflées d’ocre. Ce n’était pas de l’art : c’était une mémoire déposée. Une manière de dire au monde : nous avons été là, nous avons vu, nous avons aimé, nous avons eu peur.
La mort était proche, toujours.
Un hiver trop long. Une chute. Une dent infectée. Un animal blessé qui se retourne. Nous ne pensions pas à demain comme à une promesse, mais comme à une possibilité fragile.
Et pourtant, nous vivions pleinement.
Chaque feu allumé était une victoire. Chaque enfant qui passait l’hiver était un miracle. Chaque matin où le ciel restait clément était une bénédiction sans dieu nommé.
Quand je suis mort dans cette vie-là, je n’ai pas résisté.
Je me suis couché contre la pierre. J’ai laissé la chaleur me quitter. Je savais que je reviendrais autrement.
Aujourd’hui encore, quand je parle, quand j’écris, quand je cherche le sens, c’est cette mémoire-là qui remonte. La plaine de causse est toujours en moi. Le feu, la femme, les enfants, la chasse, la peur, la gratitude.
Je suis Horobindo.
J’ai vécu il y a quarante mille ans.
Et je vis encore, parce que la mémoire n’a jamais cessé de marcher.