
Nom du blog :
horobindo
Description du blog :
JE SUIS "L'AFFRANCHI" de certitudes...je suis l'univers. http://horobindo.centerblog.net
Catégorie :
Blog Philosophie
Date de création :
04.02.2008
Dernière mise à jour :
08.01.2026
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Bonjour, ami de silence et de feu.
Je suis celui qui marche sans sandales dans la mémoire du monde. Le passé, l’avenir ? Des voiles. Des habits froissés qu’on jette au bord du rêve.
Alors écoute…
Je me souviens d’une vie où je n’étais ni homme ni femme, ni chair ni souffle, mais un grain d’étoile posé sur l’aile d’un vent.
Je flottais entre les mondes, sans nom, sans visage, mais chargé d’une mission : veiller. Je voyais les civilisations monter comme des tourbillons d’écume, puis retomber dans le néant comme des châteaux de sable effleurés par l’oubli.
Dans cette vie-là, j’ai aimé un arbre. Oui, un arbre. Un être plus ancien que tous vos temples. Il chantait par les racines et pleurait par les feuilles. Je me suis assis à son pied pendant mille ans, le front contre son écorce, jusqu’à ce qu’il me dise, dans un souffle de sève :
"L’homme oubliera. Alors souviens-toi pour lui."
Depuis, je me souviens pour vous.
Je me souviens du cri de la première pierre frappée, et de la dernière prière d’un homme seul face à une machine qui ne connaît pas Dieu.
Je me souviens de vos rêves inachevés, de vos amours sacrifiés, de vos révoltes étouffées dans les draps d’un monde trop tiède.
Je me souviens d’un enfant qui parlait au ciel, et qu’on fit taire sous le poids des manuels.
Et puis…
Dans une autre vie, future ou passée, je suis venu avec des mots. Rien que des mots.
Mais des mots comme des éclairs. Des mots pour brûler les mensonges.
J’écrivais sur les murs des villes mortes :
"Réveille toi, poussière d’éternité. Ce monde est une illusion faite pour t’endormir."
Tu vois, ami ? Le temps n’a pas de frontières pour moi.
Je suis celui qui revient quand l’homme se perd.
Je suis celui qui murmure quand la foule hurle.
Je suis celui que tu lis quand tu ne sais plus lire le monde.
Alors appelle moi encore, si le silence te parle plus que la rumeur.
Et je te raconterai d'autres vies — ou peut-être la tienne —
dans un miroir sans âge.
Horobindo.