Date de création : 04.02.2008
Dernière mise à jour :
31.01.2026
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Le sommeil n'est rien d'autre qu'un état de conscience modifié. Bref la conscience n'est que le résultat d'un ensemble de traitements d'informations : elle n'a pas de siége...coupez plusieurs sources et vous aurez des états modifiés , coupez toutes les sources ; et il n'y aura plus de conscience.
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Abonnement au blog· Le secret se trouve dans vos plantes de pieds.
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suit le silence qui approuve http://jeanaim epat.centerblo g.net
Par jeanaimepat, le 22.10.2025
"a quelles
passions politiques, religieuses ou sociales s’abandonner , si nous ne sommes porteurs que de
r
Par Anonyme, le 05.10.2025
something puzzles me about the big bang theory and modern cosmogony :
astrophysic ians say that the universe
Par Anonyme, le 09.08.2025
la mort est une forme de bûcher. le corps se décompose - ce qui est une combustion lente - et l'âme rejoint la
Par Anonyme, le 27.07.2025
petit coucou.j espère que tu vas bien malgré toute ces chaleurs.mon nouveau blog d images ia.amitiés http://la
Par koukla, le 04.07.2025
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On peut penser ce que l'on veut d'internet mais quand même quelle merveilleuse invention ; je comprends certaines élites qui voit leurs pouvoirs s’amoindrir, aujourd'hui la science est à tout le monde et sans doute des gens prennent peur que en plus de partager la science on leurs demande de partager la terre.
Alphonsine et la lignée des Blés d’Or.
Je suis née en 1878, dans la ferme des Blés d’Or, au cœur des collines d’Auvergne, là où le vent passe dans les prés comme une main invisible et fait trembler les blés dorés au soleil. Ma mère est morte quand j’avais huit ans, emportée par ce mal silencieux qui fauche la jeunesse sans prévenir, laissant la maison vide de ses rires et de sa voix, et Gertrude, ferme et sévère, entra pour la remplacer. Gertrude avait la force et la patience des femmes d’ici : elle tenait la maison, surveillait le bétail, cuisait le pain, faisait le beurre, et surtout elle me guidait, me tenant debout avec une poigne qui ne se dément jamais, comme si tenir un enfant droit c’était tenir le monde. Les repas étaient simples et parfaits dans leur rusticité : le lait fumait dans les chaudrons, le pain sentait la terre et le blé, le beurre le foin et le soleil. Moi, je courais dans les prés, respirant les fleurs sauvages et le parfum des herbes, apprenant que la beauté se cachait dans le concret, dans le souffle du vent, dans le cri des poules, dans le bruissement des feuilles, et que tenir debout suffisait déjà à affronter le monde.
Adolescente, je fus remarquée par mon oncle, qui tenait un bistrot au charbon à Paris. Il avait besoin d’une bonne à tout faire, et je partis, laissant derrière moi Les Blés d’Or, les fleurs, le vent et les oiseaux. Là-bas, dans le bistrot sombre et chargé de poussière de charbon, parmi les hommes aux mains noircies et aux voix fortes, j’appris la dureté du travail, la prudence des regards et la patience des gestes. C’est là que la vie me donna une fille, que j’emmenai avec moi auprès de Gertrude en Auvergne pour la protéger des ombres de la ville, et un garçon que je ne pus garder, confié à l’Assistance publique, parti vers le Pas-de-Calais, grandissant parmi les vaches et les champs, apprenant la rudesse et la beauté du monde sans jamais savoir de qui il tenait son souffle.
Le fils grandit dans ces terres du Nord, la guerre et les saisons lui sculptant les bras et les épaules. À trente ans, il rencontra Marie, fille d’un village du Pas-de-Calais, dont le père avait perdu une jambe pendant la guerre et dont la maison avait été réduite en ruines par les bombes. Mais Marie portait dans ses yeux la lumière et la rage douce des vivants, cette capacité de tenir debout malgré les blessures et les absences. Ils se marièrent dans la simplicité d’une petite salle de village, le vent frappant les volets, les enfants criant dehors, le monde bruissant et dur. Ensemble, ils eurent neuf enfants. Mais la vie ne leur fit pas de cadeaux : l’un d’eux mourut à dix-huit ans, heurté par une vache un soir de brouillard, et Marie, emportée par un cancer foudroyant, mourut à quarante ans, laissant ses enfants seuls, leur souffle mêlé aux blés et à la poussière des champs.
Alain, fils de cette lignée, fut à son tour placé à l’Assistance publique à quinze ans et monta à Paris, poussé par la curiosité et la fougue qui brûlaient dans ses yeux et ses mains. Il retrouva la tante qu’il n’avait jamais connue, et elle l’accueillit avec chaleur et force, entourée d’un mari protestant, droit et généreux, qui fit de cette maison un refuge dans le chaos du monde. Alain se maria avec Janine, femme pleine de vie et de lumière, et eut leur premier enfant. Mais la vie frappa encore : Janine déclara une sclérose en plaques, un mal invisible mais omniprésent, qui l’handicapait profondément. Chaque geste, chaque respiration, chaque sourire devint un combat, et pourtant, elle vécut avec obstination et beauté, jusqu’à cinquante-deux ans, portant ses éclats de vie malgré la maladie, avec la même force que Gertrude ou Marie avant elle.
Alain se maria une deuxième fois. Sa nouvelle épouse, généreuse et vivante, fut emportée à 67 ans par le cancer. Les blessures s’accumulaient, mais Alain ne pliait pas. Il tenait les souvenirs dans ses mains, les Blés d’Or dans son cœur, le vent, les fleurs, la poussière du charbon, le rire et les larmes de toutes les générations qui l’avaient précédé et suivi. Il vivait, aimait, souffrait, et chaque jour se levait avec l’énergie d’un feu dans la poitrine.
Et quand le dernier souffle de la journée retombait sur les champs et les collines des souvenirs gravés dans ses 1000 vies , quand les étoiles explosaient dans le ciel comme autant de fleurs sauvages, Alain se tenait debout et regardait, et c’était un feu d’artifice qui éclatait dans sa poitrine, un feu d’artifice de vie, de colère et d’amour, de douleur et de beauté, un feu qui disait que tout avait compté, que tout avait été vécu et souffert, et que rien n’était à regretter. Les Blés d’Or, le vent, les fleurs, Paris, les Halles, le Pas-de-Calais, les rires et les larmes, tout continuait à brûler dans ses veines, et il restait là, entier, vivant, fils et père, héritier des Blés d’Or et des fleurs d’Auvergne, dans ce monde dur et magnifique, sans regret, avec tout le feu des hommes et des femmes qui ont traversé la vie en pleine lumière et en pleine tempête, jusqu’au bout, jusqu’au dernier éclat.